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samedi 21 juin 2008
Trois mois après les troubles au Tibet, Lhassa a accueilli le 21 juin le relais de la torche olympique pour une étape controversée dans la capitale du Tibet étroitement surveillée.
Les spectateurs devaient être accrédités et étaient triés sur le volet pour voir la flamme dans Lhassa peu après 09h locales, devant le Norbulingka, l’ancienne résidence d’été du Dalaï Lama.
Sur le parcours, des policiers d’une unité spéciale surveillaient la torche et les bâtiments environnants dans une zone interdite à toute personne non munie d’une accréditation spéciale, a constaté un photographe de l’AFP.
De nombreux habitants avaient reçu l’ordre de rester à la maison ou dans leur hôtel, et les magasins placés le long du trajet avaient baissé le rideau.
"Nous ne sommes pas censés quitter l’hôtel pour suivre le relais, donc nous restons à l’intérieur", a déclaré un employé de l’hôtel Tibet International.
Le premier relayeur a été Gonpo, un héros tibétain de l’alpinisme, âgé de 75 ans, au milieu de spectateurs scandant "Bonne chance Pékin" et "Tous nos voeux pour les Jeux olympiques", selon une chorégraphie parfaitement orchestrée.
Il a ensuite transmis la torche à Li Suzhi, responsable de l’hôpital militaire de Lhassa, et le dernier relayeur a été Caidan (Tseten) Zhuoma, célèbre chanteur tibétain.
A l’issue d’un parcours de moins de deux heures, le relais, dont les premières minutes ont été retransmises en direct à la télévision chinoise, s’est terminé, apparemment sans incidents, vers 10h45 locales devant le palais du Potala, résidence d’hiver du Dalaï Lama et siège du gouvernement tibétain avant 1959.
Au Népal voisin, environ 500 exilés tibétains qui se sont rassemblés le 21 juin devant l’ambassade de Chine à Katmandou pour protester contre le passage de la flamme olympique à Lhassa ont été interpellés par la police. Ils devaient tous être libérés dans la soirée, a indiqué à l’AFP un responsable de la police népalaise. La veille, plus de 700 Tibétains - un record - avaient été également arrêtés dans la capitale népalaise.
Trois mois après les violentes émeutes, la venue du flambeau olympique au Tibet a soulevé la controverse, alors que la capitale Lhassa est toujours fermée aux touristes étrangers, les mesures de sécurité et restrictions y restant importantes.
Prévue dans un premier temps pour durer trois jours et finalement réduite à une seule journée, l’étape tibétaine est considérée comme l’une des plus sensibles du parcours chinois. Un groupe de journalistes étrangers a été autorisé à y assister dans le cadre d’un voyage organisé par le gouvernement.
L’organisation de défense des Droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a fait part le 21 juin de sa "profonde inquiétude" face à la décision chinoise de maintenir le passage de la flamme au Tibet.
"Cette décision qui s’apparente à une provocation - avec l’assentiment du Comité olympique international (CIO)— pourrait aggraver les tensions et saper le fragile processus visant à trouver une solution pacifique au Tibet et dans sa région", a déclaré Sharon Hom, directrice de HRW pour la Chine.
Envoyer la flamme olympique au Tibet est "le sommet de l’irresponsabilité. Le CIO n’aurait jamais dû le permettre", a estimé Anne Holmes, directrice de l’association Free Tibet Campaign, dont le siège est à Londres.
La prochaine étape du relais de la flamme olympique se déroulera le 22 juin au Qinghaï, province voisine du Tibet et qui compte aussi une importante minorité tibétaine.
Source : AFP 21 juin 2008
vendredi 20 juin 2008
Trois mois après de violentes émeutes, Lhassa accueille le 21 juin la flamme olympique, une étape controversée dans la capitale du Tibet toujours fermée aux touristes étrangers, où mesures de sécurité et restrictions restent importantes.
Selon des habitants interrogés par l’AFP, la vie a repris son cours après les violences du 14 mars, mais une certaine tension est palpable, avec une forte présence policière dans les rues avant le passage de la torche, à laquelle tout le monde ne pourra pas assister.
"C’est calme maintenant, la flamme olympique arrive à Lhassa et la plupart des gens, comme moi, n’ont pas l’autorisation de sortir", explique une employée d’une auberge de jeunesse de la vieille ville, où les violences de mars avaient démarré.
"Il y a beaucoup de policiers, surtout ces deux derniers jours en raison du passage de la torche, beaucoup de membres de la police armée populaire. Avant ils n’étaient pas aussi nombreux", ajoute-t-elle.
L’étape tibétaine, prévue dans un premier temps pour durer trois jours et réduite à une seule journée, est considérée comme l’une des plus sensibles du parcours chinois. Un groupe de journalistes étrangers a été autorisé à y assister dans le cadre d’un voyage organisé par le gouvernement.
Début mai, une torche spéciale avait été hissée sur le sommet de l’Everest, côté tibétain, déclenchant déjà les critiques des défenseurs des Droits de l’Homme.
Selon les groupes pro-tibétains en exil, de nombreux Tibétains sont toujours soumis à des contrôles stricts.
"En apparence, il semble y avoir une certaine normalité. Mais quand vous grattez, vous vous apercevez qu’il y a beaucoup de restrictions", souligne Chukora Tsering Agloe, chercheur au Centre tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie (TCHRD), basé en Inde.
Selon ses contacts au Tibet-même, explique-t-il, "les mouvements des Tibétains, surtout la nuit, sont très restreints et, qu’ils le fassent par crainte ou par autocensure, ils ont toujours peur des contacts avec l’étranger".
Un Tibétain travaillant dans un restaurant de la rue Barkhor, qui entoure le temple du Jokhang, semble confirmer cet état de fait.
"La vie est revenue à la normale, mais il y certaines choses dont je ne peux pas parler, désolé", dit-il.
Comme lors de toutes les étapes chinoises de la torche olympique, les médias officiels font monter la sauce patriotique.
Lors d’une réunion le 19 juin à Lhassa avec des représentants du comité d’organisation des JO, le numéro un du Parti communiste au Tibet, Zhang Qingli, a affirmé que les autorités mettraient "en échec le complot de la "clique du Dalaï Lama" et des forces ennemies de l’intérieur et de l’extérieur pour saboter les Jeux olympiques de Pékin".
Cependant, le tourisme n’a toujours pas récupéré du choc de mars.
"Nous avons des clients, mais beaucoup moins qu’il y a un an. Les affaires ne sont pas bonnes en ce moment", explique l’employée de l’auberge de jeunesse.
Le touriste étranger est toujours persona non grata sur le Toit du monde.
Des groupes de visiteurs chinois, mais aussi de Hong Kong ont été autorisés à revenir, et les étrangers devraient suivre "très bientôt", a pourtant assuré le maire adjoint de la ville, Chen Zhichang.
Une date précise devrait d’ailleurs être annoncée après l’étape tibétaine de la torche, selon l’agence Chine Nouvelle.
Source : AFP 20 juin 2008
lundi 7 avril 2008 par Jean-Paul Ribes
Les provocations de l’ambassade de Chine, qui avait convoqué avec un succés limité quelques dizaines de contre-manifestants agressifs et insultants pour le Dalaï Lama, n’auront pas réussi à entraîner les échauffourées escomptées, pas plus que la violence d’un service d’ordre policier incroyablement nombreux et qui avait reçu pour consigne de s’en prendre aux manifestants, arrachant notamment des drapeaux ou des banderoles des mains de manifestants pacifiques.
Les quelques dizaines de militants interpellés, entassés dans un bus qui, avec une bêtise rare, avait été intégré au cortège [1] ont d’ailleurs été ovationnés par la foule à leur arrivée à Charléty.
La nervosité des policiers à l’égard des journalistes a également été remarquée, allant jusqu’à rouer de coups un cameraman de France Télévision qui a dû être hospitalisé.
Enfin, la nervosité mal maîtrisée des membres du comité d’organisation chinois, les conduisant à des gestes absurdes, faisant éteindre la flamme à plusieurs reprises, supprimer avec une impolitesse rare à l’égard du maire de Paris l’étape de l’Hôtel de ville, est finalement la grande responsable du caractère cahotique de cette journée. Mais elle est aussi révélatrice de ce qui attend les athlètes à Pékin. Il est temps que les dirigeants olympiques et les gouvernants français tirent les leçons de cette journée.
Je suis bien content, les perturbation engendré par les manifestants ont empeché la flamme olypique qui cette année représente la Chine ne puisse faire sont parcour en entier, je souhaite un bon courage aux manifestants arreté par la police, et je m'incline bien bas face à leurs courrages et leurs détérminations, sur ce, après ce petit commentaire de ma part vous pouvais lire ci-dessous l'article commentant les fais de la journée.
lundi 7 avril 2008
Récit heure par heure :
12h15 Sylvain Garel, conseiller Verts de Paris, élu du XVIIIe arrondissement, a tenté de s’approcher de la flamme au premier étage de la Tour Eiffel en criant "Liberté pour le Tibet, troupes chinoises hors du Tibet. Liberté pour les Chinois. Boycott des Jeux olympiques". Il a été rapidement ceinturé par deux personnes et écarté du chemin emprunté par Stéphane Diagana, premier porteur de la torche olympique dans son périple parisien. "L’objectif était non pas de m’emparer de la flamme mais d’attirer l’attention des médias sur la situation du Tibet et des Droits de l’Homme en Chine", a-t-il expliqué.
12h20 Peu avant le départ, les porteurs de drapeaux tibétains, qui entendaient manifester près de la Tour Eiffel ont été priés par la police de partir ou de ranger leurs drapeaux. En revanche, les drapeaux français et chinois ont été autorisés.
12h30 Dans le salon où attend la flamme, la nervosité est palpable. L’ambassadeur de Chine à Paris, qui se trouvait à la Tour Eiffel, a fait savoir aux autorités françaises qu’il ne tolèrerait pas le moindre signe d’hostilité à son pays aux abords du monument. (Ndr il va être servi !)
Le périple a d’abord été interrompu sur la rive gauche de la Seine, alors que le cortège se déplaçait en direction d’Issy-les-Moulineaux
Deux militants de Reporters sans frontières (RSF) ont tenté de sauter par dessus les cordons de policiers pour atteindre la flamme qui était à quelque 3 mètres d’eux
Cinq personnes, dont la vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Mireille Ferri (Verts), qui transportait un extincteur, ont été interpellées par la police au cours de multiples incidents qui ont débuté avant même le départ de la flamme depuis la Tour Eiffel.
Quai Branly, un policier a arraché un fanion de Reporters sans frontières des mains d’une Vietnamienne non loin de là. Elle portait un tee shirt où l’on pouvait lire : "chantons pour les droits de l’homme", en français et en anglais.
La flamme a finalement été éteinte pendant une vingtaine de minutes pour des "raisons techniques" à proximité de l’immeuble de France télévisions, dans le XVe arrondissement. Elle a été rallumée vers 13h50 avant de reprendre son cheminement.
13h00 un drapeau noir sur lequel des menottes figurent les anneaux olympiques, a été déployé au premier étage de la tour Eiffel, côté pilier nord. Trois alpinistes avaient profité de la pause des agents de sécurité après le départ de la flamme pour escalader le pilier nord de la Tour Eiffel et déployer le drapeau de RSF.
Entre l’Alma et l’Arc de Triomphe, le relais est de nouveau interrompu
Sur les Champs-Elysées, le drapeau noir de Reporters sans frontières a été déployé dans l’après-midi au troisième étage d’un immeuble de l’avenue des Champs-Elysées, au passage du relais de la flamme olympique.
Quelques mètres plus bas, sur l’avenue des Champs-Elysées, une foule importante de militants anti-chinois ont sifflé et hué le passage de la torche. Avant le passage de la flamme sur les Champs-Elysées, une femme était parvenue à traverser l’avenue, munie d’un drapeau tibétain. Elle a été maîtrisée sans violence et évacuée par les forces de l’ordre.
15h40 La flamme olympique a de nouveau été mise à l’abri dans un bus près du jardin des Tuileries, après sa descente de l’avenue des Champs-Elysées.
15h30 Place de l’Hôtel de Ville : un groupe de Tibétains est bloqué et écarté par la gendarmerie et ne peut rejoindre les autres spectateurs attendant le passage de la flamme. Sous la banderole "La France défend les Droits de l’Homme dans le monde", les Tibétains n’ont pas le droit de manifester.
Les drapeaux chinois sont, eux, très nombreux dans un coin de la place. (NB Les Français pouvaient, eux, déployer les drapeaux tibétains).
Juste avant le passage de la flamme, le drapeau aux menottes de RSF et un drapeau tibétain apparaissent à une fenêtre du 1er étage de l’Hôtel de Ville, salués par des vivats de la foule.
Cette action est à l’initiative du groupe d’élus Verts qui avaient déjà déployé les mêmes drapeaux peu avant à l’intérieur de la mairie, dans une cour intérieure
La cérémonie qui prévoyait de faire passer la flamme dans la Cour d’honneur de l’Hôtel de Ville et s’arrêter une demi-heure est purement et simplement annulée à la demande de l’ambassade de Chine, et la flamme repart dans un véhicule. Au lieu de passer par l’île de la Cité, le convoi est passé directement sur le quai des Grands Augustins vers l’Assemblée nationale.
16h30 Reporters sans frontières (RSF) a déployé sur la façade de Notre-Dame, une banderole où figurent des anneaux olympiques sous forme de menottes. La banderole a été déployée juste au-dessus de la rosace de la porte d’entrée et était surmontée d’un petit drapeau tibétain. Environ une heure plus tard, la banderole avait été enlevée.
Robert Ménard, le secrétaire général de l’organisation de défense des journalistes, est l’instigateur de cette action, pour laquelle il a "escaladé la façade de la cathédrale la nuit dernière (sous la neige !) accompagné de deux professionnels", a-t-il raconté à l’AFP. L’ascension a duré 3h30. Il est ensuite resté caché dans la cathédrale jusqu’en milieu d’après-midi, le temps de déployer la banderole, puis de redescendre pour rejoindre les manifestants.
16h30 Assemblée nationale : Les députés ont interrompu leurs travaux à 16H30, avant le passage de la flamme olympique aux abords de l’Assemblée nationale, certains élus souhaitant aller manifester en faveur des Droits de l’Homme au Tibet.
En déclarant ouvert à 16H00 le débat dans l’hémicycle, le président de séance, Marc Le Fur (UMP), a fait savoir que tous les groupes avaient demandé la suspension des travaux lors du passage de la flamme et qu’il y "ferait droit". Le patron du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, a fait part de sa "satisfaction" pour cette décision "modeste" en regrettant une nouvelle fois que le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), n’ait pas accédé à sa demande de déployer le drapeau tibétain sur le fronton du Palais-Bourbon.
- Une banderole portant l’inscription "Respect des Droits de l’Homme en Chine", entourée de drapeaux du Tibet, a été accrochée à une rambarde, à côté des marches de l’Assemblée nationale, au passage de la flamme olympique à Paris.
La banderole a été accrochée dans l’enceinte de l’Assemblée nationale et était tenue par des élus, munis de leur écharpe et qui brandissaient des drapeaux tibétains et de l’organisation Reporters sans frontières
17h00 Les derniers relais de la flamme olympique dans les rues de Paris ont été supprimés peu avant 17H00, la torche gagnant en bus directement depuis l’Assemblée nationale son point d’arrivée, le stade Charléty.
En Chine, le journal télévisé du soir de la télévision centrale chinoise, le plus regardé dans le pays, a seulement évoqué le départ de la flamme olympique à Paris, sans parler des incidents.
Le journal de la nuit de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué, pour la première fois, les incidents qui ont perturbé le passage de la flamme olympique à Paris, sans cependant donner de détails.
La présentatrice du journal de 22H00, diffusé sur la principale chaîne de la télévision centrale, CCTV1, a indiqué qu’un petit nombre de personnes avaient tenté de perturber le passage à Paris et à Londres, sans cependant entrer dans les détails pour la capitale parisienne.
Auparavant, sur fond d’images du passage de la flamme à Paris, avec une présence importante de policiers, l’envoyé spécial de CCTV avait évoqué "l’accueil chaleureux des habitants de Paris, des Chinois d’outre-mer, des étudiants chinois". "J’ai vu beaucoup de drapeaux chinois", a-t-il dit. Aucune chaîne de télévision chinoise n’a retransmis en direct l’étape parisienne de la flamme des Jeux olympiques.
Vous pouvez trouver de nombreuses photos prises par Tibet Info (non encore classées ni commentées) en plus haute résolution sur le site Photos de Tibet Info. Ces photos sont en licence Creative Commons et peuvent donc être réutilisées sous les mêmes conditions.
Redaction Tibet Info (JMB)
Articles de cet auteur
Encore une belle preuve de lâcheté (ou peur !!) de la part des sportifs ainsi que du comité olympique français, qui vont arborer un insignifiant badge, pour soit disant protesté contre le fait que la liberté d’expression et que les Tibétains soyez opprimé par la Chine, ceci ne reflète que ma propre opinion, lisez l’article si dessous et faite vous votre propre opinion de cette mascarade !!
vendredi 4 avril 2008
"Pour un monde meilleur"
Le badge qu’entendent porter les sportifs français avant et pendant les Jeux olympiques de Pékin a pour but d’appeler "à un monde meilleur", via le respect des Droits de l’Homme, mais aussi d’assurer la sérénité d’athlètes souvent las d’être sollicités sur la situation au Tibet.
Le 4 avril, les membres de la commission des athlètes du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), réunis autour de leur président David Douillet, ont présenté à la presse un prototype de leur broche qui sera étrennée lors du passage de la flamme, le 7 à Paris, et, ils l’espèrent, portée en août à Pékin.
Sous le sigle du CNOSF (les anneaux olympiques accompagnés du mot France), le slogan "Pour un monde meilleur" est censé affirmer l’attachement des sportifs français aux valeurs humanistes qui sont "celles de l’olympisme", a rappelé le perchiste Romain Mesnil, à l’origine de l’initiative, et "ne se limitent pas à la situation au Tibet", a ajouté l’escrimeuse Laura Flessel.
Le député UMP Lionnel Luca, président du groupe d’études sur le Tibet à l’Assemblée, a raillé "l’insignifiance rare" du badge présenté. Selon lui, le slogan "pour un monde meilleur" est l’émanation d’une "novlangue caractéristique de notre époque", où l’on "n’ose plus revendiquer un monde libre qui pourrait froisser les dictatures".
David Douillet, une fois le badge présenté, s’est empressé de demander qu’on laisse désormais "les sportifs tranquilles jusqu’à Pékin". L’ancien judoka a dénoncé les tentatives "d’instrumentalisation et de récupération" dont il estime victimes les sélectionnables, depuis le début de la crise au Tibet.
La broche du consensus, qui doit satisfaire les sportifs les plus engagés comme les plus frileux, ne devrait pas effaroucher les gardiens de la charte olympique qui stipule "qu’aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique", ni les juristes du Comité international olympique qui traquent tout détournement des anneaux.
"Sur le badge, les anneaux sont accolés au mot France ce qui signifie que seul l’accord du CNOSF est nécessaire", a indiqué l’ancien champion du monde du 400 m haies Stéphane Diagana, tandis que Mesnil précisait que la référence à "un monde meilleur" figurait en toute lettre dans la charte olympique.
"Avec ce badge, on remet les valeurs de l’olympisme au coeur des JO, organisés dans un pays qui ne les respecte pas", a commenté Mesnil, l’un des athlètes les plus engagés. "On doit rendre aux anneaux leur sens originel."
Le CNOSF a d’ores et déjà donné son accord au port du badge à Paris, Pékin, et tous les lieux où les sportifs français se trouveraient sous sa responsabilité. L’autorisation du CIO est encore l’objet de pourparlers. Henri Sérandour, président du CNOSF, doit la demander officiellement à Jacques Rogge, le patron du CIO, à Pékin où se déroule actuellement la réunion des comités nationaux olympiques.
Déclaration de Jean-Paul Ribes
"Les athlètes français viennent de se faire rouler dans la farine avec ce badge lamentable et écœurant de lâcheté, reprenant un slogan utilisé par Staline !
On n’a même pas envie d’ironiser sur la montagne Douillet accouchant d’une souris !
Alors qu’on meurt au Tibet et que les tribunaux chinois jettent en prison pour "subversion" des dissidents pacifiques, nos courageux athlètes envoient aux victimes le mot d’ordre "de tous les régimes totalitaires", comme le souligne Lionnel Luca, président du groupe Tibet à l’Assemblée Nationale (143 membres).
Mussolini, Staline, Hitler, Pinochet et les Khmers Rouges prétendaient tous construire un "monde meilleur". On a vu comment ils s’y sont pris.
Est-ce là défendre la "dignité humaine" et les "valeurs éthiques universelles", comme l’affirme la charte olympique ?
Le CSPT appelle tous les amis de la liberté au Tibet et de la démocratie en Chine à manifester leur désapprobation en se rassemblant au Trocadéro lundi 7 avril dés 11 heures et à accompagner sans violence et dans le calme la flamme olympique tout au long de son parcours avec drapeaux tibétains et pancartes. Le CSPT appelle les Parisiennes et les Parisiens à pavoiser aux couleurs du Tibet".
Jean-Paul Ribes
Président du Comité de Soutien au Peuple Tibétain.
Accueillie par "la Fanfare Tibétaine de Paris," la Flamme Tibétaine focalisera l'attention de tous les défenseurs des Droits de l'Homme et du Tibet.
Contacts Communauté Tibétaine de France : comtibfr@hotmail.com
et France-Tibet : marcellerouxtibet@yahoo.fr
Si vous êtes à Paris dans la journée de dimanche 6 avril , vous pouvez aussi profiter de l'édition 2008 du Marathon de Paris, dimanche matin, avec 35000 coureurs! Vous pouvez toujours vous balader avec drapeaux tibétains, tee-shirts aux couleurs du Tibet:
et faire de la pub pour le rassemblement autour de la Flamme Tibétaine du lundi 7 avril au Trocadéro.
Contact hébergements pour la nuit du 6 au 7 avril sur Paris: marcellerouxtibet@yahoo.fr
Lundi 7 avril :
Dalle des Droits de l'Homme
Parvis de la Place du Trocadéro
Métro Trocadéro
Dès 11 h : Accueil des militants autour de la Flamme Tibétaine
Prises de parole de Parlementaires et personnalités sur le podium
Animations, chants tibétains, musique .
Vers 16h départ de la Marche pacifique vers le Mur de la Paix.
Hymne National du Tibet à 19h30 devant le Mur de la Paix au bout du Champ de Mars ( côté Ecole Militaire)
Vente de Tee-shirts, Drapeaux, Autocollants, Bandeaux, offerts par les TSGs (Groupes de Soutien au Tibet) français et la Communauté Tibétaine de France sur un stand tenu par des Tibétains.
sur le parcours de la flamme Olympique du Tibet dans Paris ce Lundi 7 avril :
SOYONS NOMBREUX -
OBJECTIF VISIBILITE DES TIBETAINS
ET DE LA CAUSE TIBETAINE !!!
Apportez vos drapeaux !!! Des tee-shirts spécial J.O. et bandeaux seront proposés à la vente à cet effet aussi.
Notre manifestation contient plusieurs volets d’actions :
* Le cortège principal des manifestants se déplacera du Trocadéro vers le Mur de la Paix dans l’après-midi.
* Un parcours pour les vélos dans Paris.
* Un groupe qui circulera en bateaux sur la Seine.
* Un autre groupe prendra un bus touristique pour circuler dans Paris.
Le but recherché par cette mobilisation est de faire entendre la cause de la défense des Droits de l’Homme, de la Justice, de la Liberté et de la Démocratie en Asie. Nous voudrions inviter tous les militants pour le Tibet à converger vers Paris pour être nombreux en cette circonstance si particulière et rejoignez-nous avec des drapeaux tibétains et des banderoles.
Cet appel est lancé par l’ensemble des Communautés suivantes : Birmane, Chinoise opposante, Taiwanaise, Tibétaine, Ouighoure, Vietnamienne le COBOP et France-Tibet.
Source : www.tibetan.fr
LONDRES, 6 AVRIL...et PARIS, 7 AVRIL : APPEL A LA MOBILISATION POUR TOUS LES TIBETAINS ET SUPPORTERS EN EUROPE... REJOIGNEZ-NOUS NOMBREUX !
REJOIGNEZ LES ACTIVITES pour l'accueil de LA FLAMME OLYMPIQUE ET DE LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE
* LE 6 AVRIL A LONDRES!
* LE 7 AVRIL A PARIS
Flamme Olympique
Dimanche 6 avril à Londres - Lundi 7 avril à Paris
Seules opportunités en Europe de faire entendre notre voix !
Mobilisons nous… Le Tibet à plus que jamais besoin de Nous ! De Vous !
1 - Informations disponibles à ce jour concernant la Flamme Olympique officielle
2 - Rappel du programme de Londres
3 – Activités prévues à Paris
1°) Informations disponibles à ce jour concernant la Flamme Olympique officielle :
Les festivités londoniennes se clôturant aux alentours de 19 heures le dimanche 6 avril, la flamme olympique arrivera de Londres dans la soirée du dimanche, vraisemblablement vers 21 h. Elle doit arriver sous la Tour Eiffel. Le moyen de transport n’est pas connu.
Le relais de la Flamme Olympique aura lieu le lundi 7 avril en début d’après midi (vers 12h 30), et partira de la Tour Eiffel. Le parcours fait plus de 20 km et 80 relayeurs assureront le relais de la flamme.
2°) Rappel du programme de Londres LA FLAMME DE LA LIBERTE TIBETAINE :
Six anciennes prisonnières politiques de Drapchi, dont Ngawang Sangdrol et Phuntsog Nyidrol*, et des athlètes de l'équipe Tibet tiennent une place importante dans le programme du 6 avril à Londres.
Les activités de la journée incluront des manifestations le matin, le long du passage de la flamme, suivies d'un relais dans l'après-midi dans un square londonien pour allumer et célébrer la "La Flamme de la Liberté Tibétaine"
Ce relais inclura la cérémonie de la flamme de liberté tibétaine et la retrouvaille de 6 nonnes de Drapchi chantant personnellement et en direct, les chants enregistrés dans leur prison de Drapchi et qui leur ont valu des années supplémentaires de geôles chinoises. Moment, très certainement, fort en émotions !
Des interventions auront lieu, dont celles de Ngawang Sangdrol ancienne prisonnière politique, Lhadon Tethong présidente de Etudiants pour un Tibet Libre, un parlementaire britannique et des athlètes de l'équipe olympique du Tibet (dont la participation aux Jeux n’a pas été acceptée par le Comité Olympique !).
Musique et danses par le Groupe Chino de la Communauté Tibétaine d'Angleterre et d'autres musiciens tibétains avec le soutien de groupes anglais complèteront ce rassemblement.
"La Flamme de la Liberté Tibétaine" sera ensuite transportée en Eurostar jusqu'à Paris, la ville relais suivante, par les nonnes de Drapchi et les athlètes de l'équipe Tibet. L'arrivée est prévue à Paris Gare du Nord à 19 h environ, le dimanche 6 avril.
Les renseignements de dernière minute seront mis à jour régulièrement sur notre site:
www.tibet.fr , rubriques "Actions" - événements " et aussi "Nouvelles" , chapître : "Jeux olympiques"
Rejoignez -les dans l'Eurostar et participez au relais massif le lendemain lorsque la Flamme Olympique arrivera à Paris!i>Communiqué par la Communauté Tibétaine en France du 26 mars 2008.
Les Tibétains et leurs amis en France sont appelés à se mobiliser pour une grande manifestation lors du passage de la Flamme Olympique officielle, le lundi 07 avril 2008 à Paris.
En cette circonstance exceptionnelle, nous voulons dénoncer le traitement dégradant infligé au Peuple du Tibet et les violations systématiques et aggravées des droits de l’homme commises par la Chine populaire.
La Chine a massacré un million deux cent mille Tibétains, et ce qui se passe actuellement sous nos yeux au Tibet n’est rien d’autre qu’un génocide. Cette même Chine fournit des armes à la Junte militaire birmane pour y réprimer la population civile qui ne souhaite que la démocratie.
Elle réprime aussi ceux qui ne font que réclamer la Démocratie en Chine.
Par ailleurs, la Chine exerce une influence idéologique sur le Parti communiste vietnamien pour étouffer les voix réclamant la démocratie au Vietnam et elle brandit des menaces d’invasion contre Taiwan. Désormais les militaires chinois mènent des intrusions sur le sol du Népal. La Chine occupe illégalement le Tibet mais aussi le Turkestan oriental (ch. : Xinjiang) et une partie de la Mongolie.
Les récentes répressions militaires chinoises à l’encontre des manifestants pacifiques de la population civile tibétaine témoignent de l’incompatibilité avec les valeurs des Jeux Olympiques. D’autant plus que la Chine s’était engagée devant le Comité International Olympique à respecter les droits fondamentaux et la liberté d’expression en Chine et au Tibet.
Pourtant, la gestion de la crise au Tibet a prouvé le contraire. La Chine populaire n’inspire plus la confiance et le respect de la Communauté internationale, encore moins chez les insoumis.
Empêchons une autre extermination de tout un peuple et de la Nation tibétaine en tirant les leçons du sort des millions des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les Tibétains vivent ainsi la situation actuelle.