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Message de S.S. le Dalaï Lama
mercredi 8 juillet 2009
Alors que les émeutes au Turkestan oriental (en chinois : Xinjiang) ont fait - selon les sources [1] - entre 184 et 3 000 morts entre le 5 et le 8 juillet 2009, Sa Sainteté le Dalaï Lama a communiqué le message suivant :
Je suis profondément attristé et préoccupé par la situation aggravante du Turkestan oriental ( Xinjiang ), tout particulièrement par la perte tragique de nombreuses vies humaines.
J’appelle les autorités chinoises à exercer leur retenue et à gérer la situation dans un esprit de compréhension et avec une vision à long terme.
J’offre mes prières à tous ceux qui ont perdu leur vie, leur famille, ainsi qu’à tous ceux qui sont affectés par cette triste situation.
Le Dalaï Lama
Le 8 juillet 2009
Source : Tibet.net, 8 juillet 2009
Traduction en français effectuée par le Bureau du Tibet, Paris.
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[1] - Selon l’agence Chine Nouvelle (Xinhua), 156 personnes auraient été tuées, et 1 080 blessées.
(Source : Xinhua, 8 juillet 2009)
- Selon des sources issues de mouvements ouighours, les pertes humaines s’élèveraient à 840 morts.
(Sources : interview de Rebiya Kadder au Wall Street Journal (Asie), 6 juillet 2009 et
Congrès mondial des Ouïghours (World Uyghur Congress) qui parle également de 800 morts)
Ce bilan a dans les jours suivants été revu à la hausse, Xinhua annonçant le 10 juillet 184 morts, et les Ouighours en exil avançant un nombre supérieur à 1 000 et jusqu’à 3 000 selon certaines sources
"journée de l’émancipation des serfs"
jeudi 22 janvier 2009
Le gouvernement local de la "Région autonome du Tibet" a décidé d’instaurer une journée annuelle de "l’Emancipation des serfs" correspondant à la répression par l’armée chinoise de l’insurrection antichinoise de 1959 dans la région, a annoncé le 19 janvier 2009 l’agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua).
Le Parlement local a approuvé le projet que soit "célébrée le 28 mars la libération, il y a 50 ans, d’environ un million de serfs" représentant alors quelque 90% de la population tibétaine, a précisé l’agence qui ajoute "Les serfs d’autrefois sont devenus les ’maîtres’ du nouveau Tibet socialiste" (sic !).
L’annonce a soulevé l’indignation des Tibétains exilés à Dharamsala, pour lesquels le 28 mars est synonyme de l’instauration de la férule chinoise sur le Tibet.
En 1959, le gouvernement chinois, dont les troupes avaient (selon elles) "libéré" le Tibet huit ans plus tôt, avait fait face à une rébellion des Tibétains, fidèles au Dalaï Lama, qui avait éclaté le 10 mars. [1]
Après l’avoir écrasée, Pékin avait annoncé le 28 mars 1959 la dissolution du gouvernement local et l’instauration d’un comité provisoire devant préparer l’établissement de la "Région autonome du Tibet", sous contrôle du parti communiste au pouvoir en Chine.
La répression par l’armée chinoise de l’insurrection a fait quelque 87 000 morts entre mars et octobre 1959 [2].
La Chine soutient que son intervention dans la région himalayenne a permis de mettre un terme à la théocratie bouddhiste qui y régnait et libérer ainsi un peuple maintenu en servage par 10% de la population.
Le Dalaï Lama qui a fui la région en 1959, et ses partisans, dénoncent cependant l’oppression politique et religieuse que la Chine exerce sur la région.
La Chine "veut célébrer le jour de ’l’émancipation’ (le 28 mars), mais ce jour est celui de la répression des Tibétains par les Chinois", s’est insurgé Sonam Norbu Dagpo, secrétaire du Département des relations internationales du Gouvernement tibétain en exil.
"Si les Tibétains étaient vraiment des esclaves, pourquoi leurs descendants comme moi se battent-ils pour la liberté ? Nous ne voudrions jamais réinstaurer le vieux système, s’il avait été ainsi", a déclaré le responsable.
Au printemps 2008, des manifestations pacifiques ont eu lieu dans le "grand Tibet, couvrant la "région autonome" et certaines zones des provinces voisines, pour commémorer le 49ème anniversaire du soulèvement.
Ces manifestations ont cependant dégénéré en émeutes le 14 mars à Lhassa, avant que les violences ne se répandent aux régions alentours.
La répression en 2008 a fait, selon les exilés, environ 200 morts et 1 000 blessés, alors que Pékin a de son côté accusé les émeutiers d’avoir tué 21 personnes.
Source : AFP 19 janvier 2008
[1] Voir la chronologie historique détaillée du Tibet.
[2] NdR et plus d’un million de morts sur une population estimée à 6 millions de Tibétains depuis cette prétendue "libération pacifique"...
vendredi 19 décembre 2008
Selon des informations fiables reçues du Tibet, au matin du 22 novembre, un groupe de Tibétains constitué de 4 nonnes et d’un nombre inconnu de jeunes a crié des slogans indépendantistes près du Barkhor à Lhassa.
Dès le début de la manifestation, ces personnes ont été sévèrement battues et emmenées en détention par la police chinoise. Leur identité n’est pas connue.
Depuis le début novembre, des Tibétains ont été arbitrairement emmenés de chez eux à Lhassa par une équipe formée d’agents des renseignements chinois et des fonctionnaires du Bureau de la Sécurité Publique (PSB) Les raisons de ces arrestations demeurent floues et ces personnes demeurent aujourd’hui en garde à vue (…)
De nombreuses forces de la sécurité armée maintiennent toute la région en surveillance stricte.
De plus, les autorités organisent des réunions dans chaque institution monastique sous prétexte de prévenir des manifestations de Tibétains.
Au cours de ces réunions, des mesures de précaution sont prises telles que la surveillance par le gouvernement de la rénovation des monastères. Il est ordonné à tous les moines et nonnes de ne pas se révolter. Pour cela on leur demande de s’inscrire dans un nouveau registre.
Du mois de mars au 31 octobre de cette année, 219 Tibétains sont décédés et 1 294 sont blessés. Près de 5 600 personnes sont encore détenues et plus de 1 000 ont disparu.
Source : World News, 18 décembre 2008
mardi 16 décembre 2008
Les autorités de Lhassa et de Kartzé [1] surveillent des écoles et des cliniques privées. Elles ont commencé à fermer celles qui étaient les plus prisées des Tibétains, inquiètes de leurs possibles implications politiques. Les objectifs de cette campagne sont de faire obstacle aux Tibétains se consacrant à la mise en place de projets sociaux qui cacheraient des motifs politiques "suspects" derrière de telles activités.
Le 1er décembre à Kartzé est paru un décret fermant les institutions d’éducation et de santé les plus prestigieuses et reconnues de Kartzé, y compris l’hôpital et l’école dirigés par Khangsar Kyabgon Tulku, l’hôpital Lamdag Tulku et l’école intermédiaire de langue tibétaine de Kartzé. Les Tibétains ont appelé les autorités à ne pas fermer les écoles et les hôpitaux.
A Lhassa, les autorités concernées ont commencé à surveiller les écoles tibétaines privées avec des objectifs semblables de fermeture.
Source : Tibetan Review 13 décembre 2008
[1] Kartzé, ou Gansi en chinois, est localisé sur cette carte sous le nom de Garzê.
lundi 17 novembre 2008
Le texte ci-dessous est une traduction du résumé publié sur le site du Gouvernement tibétain en exil lors de la conférence de presse des envoyés de Sa Sainteté le Dalaï Lama le 16 novembre 2008, au Lhakpa Tsering hall, à la Direction de l’Information et des Relations Internationales à Dharamsala.
Introduction
Au cours de la 7ème série de pourparlers à Pékin, les 1er et 2 juillet 2008, le Vice-Président de la Conférence Politique Consultative du Peuple Chinois (CPCPC) [1] et le Ministre du Département Central du Front du Travail Unifié [2] (DCFTU), Mr Du Qinglin, nous avaient explicitement invité à leur faire part de toutes suggestions, venant de Sa Sainteté le Dalaï Lama, sur la stabilité et le développement du Tibet. Le Vice-Ministre exécutif de la DCFTU, Mr. Zhu Weiqun, avait ajouté qu’ils aimeraient entendre notre point de vue sur le niveau et le type d’autonomie que nous recherchions, et sur tout ce qui a trait aux formes d’autonomie régionale dans le respect de la Constitution de la République Populaire de Chine (RPC).
Aussi, lors de la 8ème série de pourparlers, nous avons présenté ce Mémorandum sur l’Autonomie Effective pour le Peuple tibétain au Vice-Président, Mr Du Qinglin, et nous avons eu des discussions soutenues avec nos homologues chinois les 4 et 5 novembre 2008 à Pékin.
Il y a quelques jours, le DCFTU du Parti Communiste Chinois a publié des communiqués sur nos échanges à Pékin, en particulier sur le contenu du Mémorandum que nous leur avons présenté. Ces déclarations chinoises déforment à la fois nos propos et la proposition décrite dans notre document. C’est pourquoi nous rendons public ce Mémorandum afin de permettre au public, aux gouvernements intéressés, aux parlementaires, aux organisations non gouvernementales et aux individus de mieux comprendre et de connaître l’intégralité de la proposition des Tibétains sur l’autonomie effective pour le peuple tibétain.
Notre Mémorandum expose notre conception de l’autonomie effective, et décrit comment les besoins spécifiques de la nationalité tibétaine en terme d’autonomie, notamment en ce qui concerne le gouvernement, peuvent trouver une réponse en appliquant les dispositions sur l’autonomie prévues par la Constitution de la RPC, telles que nous les comprenons.
Sur cette base, Sa Sainteté le Dalaï Lama a exprimé sa confiance vis-à-vis de cette proposition quant à la capacité de l’autonomie effective, à l’intérieur de la RPC, de répondre aux besoins essentiels de la nationalité tibétaine.
Résumé du mémorandum
La Constitution de la RPC intègre des principes de base sur l’autonomie et l’auto-gouvernance dont les objectifs sont compatibles avec les besoins et aspirations des Tibétains. L’autonomie régionale des nationalités vise à protéger celles-ci de l’oppression tout en prévenant les risques de séparatisme, avec des mises en garde contre le chauvinisme han et les nationalismes locaux. Son intention est d’assurer la protection de la culture et de l’identité des minorités nationales en leur donnant la possibilité de gérer leurs propres affaires.
Dans le respect des dispositions constitutionnelles sur l’autonomie, les aspirations des Tibétains pourraient dans une large mesure trouver une réponse qui les satisfasse. Dans plusieurs domaines, la Constitution accorde une délégation de pouvoirs significative aux organes des nationalités dans la prise de décision et dans la gestion même du système d’autonomie. Ces pouvoirs discrétionnaires pourraient permettre la mise en œuvre d’une autonomie effective pour les Tibétains et de répondre aux spécificités de leur situation. Si chaque partie fait preuve de bonne volonté, les problèmes en cours peuvent être résolus dans le cadre même des dispositions constitutionnelles sur l’autonomie. Ainsi, il serait permis, tout en respectant l’unité et la stabilité nationales, d’instaurer des relations harmonieuses entre les Tibétains et les autres nationalités.
Les aspirations des Tibétains
Les Tibétains bénéficient d’une histoire, d’une culture et de traditions spirituelles riches, qui leur sont propres : l’ensemble constitue un héritage exceptionnel pour l’humanité. Les Tibétains ne veulent pas seulement préserver leur propre patrimoine, auquel ils sont attachés. Ils tiennent aussi à faire évoluer leur culture, leur vie spirituelle et leurs connaissances en s’adaptant aux besoins et aux contraintes de l’humanité du XXIème siècle.
En étant partie prenante de l’état multi-national de la RPC, les Tibétains pourraient bénéficier de son rapide développement économique et scientifique. Conjointement à ce vœu de pouvoir activement participer et contribuer à ce développement, nous voudrions aussi nous assurer du fait que cela ne s’accompagne pas pour les Tibétains d’une dégradation de leur identité, de leur culture ou d’une perte de leurs valeurs profondes, et sans mettre non plus en péril l’environnement fragile et si particulier du Plateau tibétain, berceau du peuple tibétain.
Sa Sainteté le Dalaï Lama est attaché très clairement et sans ambiguïté à trouver une solution pour le peuple tibétain à l’intérieur même de la RPC. Cette position est en plein accord avec la déclaration du dirigeant Deng Xiaoping qui insistait [3] sur le fait qu’en dehors de l’indépendance, toutes les autres questions pouvaient se résoudre par le dialogue. C’est pourquoi, étant résolus à respecter totalement l’intégrité territoriale de la RPC, nous attendons du Gouvernement Central qu’il reconnaisse et respecte totalement l’intégrité de la nationalité tibétaine, et son droit à bénéficier d’une autonomie effective à l’intérieur de la RPC. Nous estimons que, sur ces bases, il sera possible de gérer ces disparités qui existent entre nous, afin d’instaurer plus d’unité, de stabilité et d’harmonie entre les nationalités.
Besoins fondamentaux des Tibétains
Domaines concernés par le gouvernement autonome
1) Langue.
2) Culture.
3) Religion.
4) Education.
5) Protection de l’Environnement.
6) Utilisation des ressources naturelles.
7) Développement économique et commerce.
8) Santé publique.
9) Sécurité publique.
10) Contrôle des mouvements de population.
11) Echanges avec les pays étrangers dans les domaines culturels, éducatifs et religieux.
Respect de l’intégrité de la nationalité tibétaine
Les Tibétains appartiennent tous à une même minorité nationale en dépit des découpages administratifs actuels. L’intégrité de la nationalité tibétaine doit être respectée. Ce qui correspond d’ailleurs à l’esprit, l’intention et les principes sur lesquels s’appuie le concept constitutionnel "d’autonomie régionale dans la nation” ; de même pour le concept "d’égalité entre minorités”.
Personne ne conteste le fait que les Tibétains partagent une même langue, une culture, une tradition spirituelle, des valeurs, et des coutumes communes. Les Tibétains appartiennent au même groupe ethnique et ils ont un profond sentiment d’identité. Ils ont en commun une même histoire. Et, malgré quelques périodes de conflits politiques ou administratifs, les Tibétains sont restés unis par la religion, la culture, l’éducation, la langue, l’art de vivre et par l’environnement unique de leurs hauts plateaux.
La nation tibétaine réside dans un même espace contigu, celui du Plateau tibétain, depuis des millénaires, et dont elle est donc indigène. Par rapport aux principes constitutionnels d’autonomie régionale dans la nation, les Tibétains de la RPC forment une même minorité, répartie sur tout le Plateau tibétain.
Afin de permettre à la nationalité tibétaine de se développer et de prospérer dans le respect de son identité propre, de sa culture et de ses traditions spirituelles – à travers un gouvernement autonome en accord avec les besoins fondamentaux, décrits ci-dessus, des Tibétains – sa communauté toute entière, intégrant toutes les régions actuellement désignées par la RPC comme des “zones tibétaines autonomes”, devrait être gérée par une même entité administrative.
Les découpages administratifs actuels, où les communautés tibétaines se trouvent dirigées et gérées par diverses provinces ou régions de la RPC, favorisent l’éclatement ; ils induisent une disparité dans les développements économiques, et ils réduisent les possibilités pour la nationalité tibétaine de pouvoir protéger et de faire évoluer son patrimoine culturel commun, et son identité spirituelle et ethnique. Au lieu de respecter l’intégrité des nationalités, cette politique crée plus de fragmentation et va à l’encontre du principe d’autonomie.
Définition et organisation de l’autonomie
La mise en œuvre de l’autonomie effective doit permettre aux Tibétains de constituer leur propre gouvernement régional, avec les institutions nécessaires, et de définir des processus de gestion adaptés à leurs spécificités. Le Congrès populaire de la région autonome doit pouvoir légiférer sur toute question relevant des compétences de la région, et les différents organes du gouvernement autonome doivent pouvoir décider de l’exécution et du suivi de ces mesures de manière autonome.
Autonomie implique aussi représentativité et participation significative aux processus décisionnels au niveau du Gouvernement Central. Pour une autonomie effective, les processus nécessaires devront être là pour garantir une consultation effective, une coopération étroite, et même une prise de décision conjointe entre le Gouvernement Central et celui de la Région, sur tout domaine d’intérêt commun.
Un point critique de l’autonomie effective est l’assurance donnée par la Constitution, et d’autres lois, que les pouvoirs et les responsabilités alloués à la région autonome ne peuvent pas être abrogés ou modifiés de manière unilatérale.
Cela signifie que ni le Gouvernement Central, ni le gouvernement de la région autonome ne devraient pouvoir – sans l’accord de l’autre partie – transformer les règles de base de l’autonomie.
La mise en œuvre de l’autonomie effective, par exemple, requiert une séparation nette des pouvoirs entre le Gouvernement Central et la région autonome, quant aux aires de compétence de chacun.
Aujourd’hui, cette distinction n’existe pas clairement, et le périmètre des pouvoirs législatifs des régions autonomes est à la fois flou et extrêmement étroit.
Aussi, alors que la Constitution vise à reconnaître le besoin particulier pour les régions autonomes de pouvoir légiférer sur tout sujet qui les intéresse en propre, l’Article 116 exige en fait un accord préalable du Gouvernement Central – en l’occurence le Comité Permanent du Congrès National du Peuple (CNP) : c’est un obstacle à la mise en oeuvre du concept d’autonomie.
Plus précisément, seuls les congrès des régions autonomes requièrent expressément une telle approbation, alors que ceux des provinces “normales” (non autonomes) de la RPC n’ont pas à obtenir ce feu vert préalable, et n’ont en fait qu’à informer de la nouvelle disposition le Comité Permanent de la CNP “pour enregistrement” (Article 100).
En outre, l’exercice de l’autonomie est soumis à un nombre considérable de lois et de règlements (cf. Article 115 de la Constitution). Dans la pratique, certaines lois restreignent l’autonomie de la région autonome, tandis que des incohérences existent entre d’autres dispositions. Il en résulte que le périmètre exact de l’autonomie reste flou et indéfini puisqu’il est soumis à des modifications décidées unilatéralement – par les plus hauts échelons de l’état, qui ont leur propre interprétation des lois et des règlements – sans parler des changements de politique. Il n’existe pas non plus de processus adéquat permettant la consultation ou le traitement des litiges éventuels entre les organes du Gouvernement Central et ceux du gouvernement régional, quant à leurs périmètres respectifs de responsabilité et d’autonomie. Dans la pratique, les incertitudes qui en résultent réduisent l’autonomie réelle des autorités régionales et contrecarrent l’autonomie effective requise par les Tibétains aujourd’hui.
Dharamsala, le 16 Novembre 2008.
Source : www.tibet.net, 16 novembre 2008.
L’article complet de ce Mémorandum est également disponible en ligne sur Tibet.net
La liste des méfaits des produits frelatés "made in China "s'allonge, malheureusement pour les consommateurs de nombreux pays acheteurs...
«Made in China»: Pas seulement le lait qui soit toxique : rouge à lèvres cancérigène, dentifrice à l'antigel, raviolis toxiques, canapés de relaxation...... chaque jour, la liste s'allonge mais motus, les ONG ne peuvent s'exprimer, la presse .. si peu!!...
"Des canapés chinois qui donnent des allergies. Selon « Le Parisien », une dizaine de personnes auraient été hospitalisées dans « un état jugé sévère à un eczéma géant » provoqué par leur fauteuil « relax » importé de Chine pour Conforama." !!
selon "Le Parisien": consultez l'article
Les autorités chinoises ont inspecté en tout hâte des usines à travers le pays depuis que la société Sanlu, basée à Shijiazhuang, a été mise en cause pour avoir sciemment vendu du lait toxique. Cette société fournit environ le cinquième du marché chinois de lait pour bébé.
Vingt-deux autres sociétés chinoises commercialisant du lait en poudre contenant de la mélamine ont été découvertes depuis, selon les informations de l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine.
Selon des rapports officiels, le lait contaminé a causé la mort de trois bébés, plus de 6000 enfants en bas âge sont tombés malades et plus de 150 enfants ont développé des sérieux problèmes rénaux.
Au cours de la récente inspection, nombre de producteurs de lait frais et en poudre figurent parmi les 23 sociétés qui ont vendu des produits contaminés par la mélamine.
Pour aggraver les choses, la société Sanlu avait reçu déjà en mars des plaintes au sujet de la qualité de sonlait en poudre, pourtant le lait toxique n'a été rappelé que le 11 septembre.
L'affaire du lait empoisonné n'est que la dernière en date d'une série d'affaires de produits contaminés venant de producteurs chinois apparemment peu scrupuleux.
Janvier 2008, raviolis toxiques au Japon
Fin janvier des raviolis chinois congelés, en provenance de l'usine agroalimentaire de Tianyang, ont empoisonné 10 personnes au Japon, à Chiba et à Hyogo.
L'Agence nationale de la police du Japon et le Ministère de l'intérieur chinois ont lancé des enquêtes sur les empoisonnements, mais les deux parties rejettent la possibilité que le mélange de pesticide aux raviolis ait eu lieu sur leur sol. La vérité sur cet incident n'est pas établie.
Février 2007, rouges à lèvres cancérigène, contenant du Rouge Soudan
En février, l'Administration générale chinoise de la surveillance de la qualité, inspection et mise en quarantaine, a trouvé une teinture cancérigène, du nom de Rouge Soudan dans des rouges à lèvres.
Le Rouge Soudan est un lysochrome de teinte rouge-jaunâtre qui peut causer une dermite de contact.
Les autorités pensent qu'une partie de ce rouge à lèvres contaminé ait été exporté à Hong-Kong.
Mars 2007, alimentation animale toxique aux États-Unis
Début 2007, plus de 85.000 chats et chiens sont morts aux États-Unis après avoir consommé des aliments pour animaux, contaminés à la mélamine.
L'organisme de certification des aliments et des médicaments américain, la FDA, a constaté que les morts étaient causées par la mélamine contenue dans les produits au gluten venant de Chine.
Des commerçants chinois avaient mélangé intentionnellement de la mélamine au son du blé pour augmenter sa teneur en azote. Plus tard, on a aussi trouvé de la mélamine dans des aliments à base de porc, de poulet et de poisson à travers les États-Unis.
Mai 2007, dentifrice et sirop pour la toux toxiques au Panama
En avril dernier, les médias américains ont largement couvert la mort d'environ 365 personnes au Panama après qu'elles aient pris du sirop pour la toux, produit en Chine.
Le sirop pour la toux contenait une fausse glycérine et pour 100 personnes autopsiées, la mort était causée par ce poison.
Le 19 mai, au Panama, des douaniers contrôlent des dentifrices chinois, "Excel" et "M. Cool" et trouvent 6.000 tubes de dentifrice contenant du diéthylène glycol toxique. Un peu plus tard, les douaniers australiens et le FDA aux États-Unis découvrent également des dentifrices toxiques en provenance de Chine
Mai 2007, textiles toxiques
En mai 2007, l'Autorité australienne de contrôle de la laine trouve du formaldéhyde en excès dans des textiles chinois.
La quantité du formaldéhyde dans les textiles chinois était 10 fois supérieure aux normes de sécurité de la plupart des pays, a annoncé le Sydney Morning Herald.
Actil Commercial, une section de la célèbre société de produits pour la maison Sheridan Australia, qui a importé des produits pollués, a dû mettre en quarantaine huit conteneurs de couvertures de laine qui venaient d'arriver de Chine.
Août 2007, jouets toxiques
Selon l'Agence centrale de presse chinoise, Fisher-Price, une filiale du très connu Mattel Inc, a été collectivement poursuivie en justice par des parents pour avoir vendu des jouets chinois contaminés au plomb.
Mattel a dû rappeler des dizaines de millions de jouets et les parents ne comprenaient pas comment les vendeurs chinois pouvaient commettre un tel crime .
Novembre 2006, des œufs toxiques contenaient du Rouge Soudan
En Novembre 2006, c'est la découverte de teinture industrielle cancérigène, le Rouge Soudan, dans des œufs salés de la province du Hebei. Les enquêtes ultérieures révéleront aussi la présence de la teinture dans des œufs frais du Hubei.
Par ailleurs, le quotidien China’s Southern Metropolis avait cité en novembre 2006, d'autres alertes de sécurité alimentaire majeures antérieures, dont :
Le lait en poudre qui «fait enfler la tête des bébés», détecté en 2003 et fut en vente jusqu'en avril 2004 dans la ville de Fuyang, province de Anhui. Plus de 100 enfants en bas âge ont eu la tête qui enflait après avoir été nourris avec du lait en poudre de piètre qualité. Certains enfants en sont morts.
"Le Poisson salé" de Guanghai, un produit spécial de la ville de Taishan, a été contaminé avec un pesticide appelé phosphate de dichlorovinyl diméthyl, en 2004. Ce pesticide est connu pour sa toxicité aiguë.
Enfin, en mars 2004, des ouvriers et leurs familles, dans une briqueterie de la ville de Jiaxing, dans le Zhejiang, ont été empoisonnés après avoir mangé du porc mariné au sel de table. Beaucoup ont vomi et se sont évanouis après le repas à base de cette viande. Une fillette de trois ans est morte et 57 personnes ont été envoyées à l'hôpital
Espérons pour le peuple chinois en particulier, et la population mondiale en générale, que cette liste va arrêter de s’allonger…
Écrit par Zhang Jianhao, La Grande Époque
29-09-2008
L'ONG China Human Rights Defenders (CHRD) cite plusieurs cas de censure : "La Chine a resserré son contrôle sur la liberté des médias, pour endiguer la montée de l'indignation nationale".
29-09-2008
La Chine étouffe la couverture médiatique de la crise du lait, en dépit des assurances officielles de transparence, a affirmé aujourd'hui un groupe de défense des droits de l'Homme.
L'organisation affirme aussi que le gouvernement a ordonné aux médias de ne reprendre que les dépêches de l'agence officielle Chine Nouvelle les 12 et 13 septembre, juste après la révélation du scandale officiellement annoncée le 11 septembre).
"Même une fois le scandale sur la place publique, la censure a encore empêché des enquêtes sérieuses sur les problèmes de fond du système", ajoute CHRD, dans un communiqué.
L'AFP déclare ne pas être en mesure de vérifier ces informations.
Sur ce thème et sur celui d'une banque publique RSF s'exprime aussi...
Un hebdomadaire économique fermé pendant trois mois pour un reportage sur une banque publique
Reporters sans frontières dénonce l’interdiction pendant trois mois de l’hebdomadaire économique China Business Post, accusé d’avoir violé la loi dans un article sur la Banque agricole de Chine. Par ailleurs, le Département de la propagande continue de maintenir un contrôle sur les informations liées au scandale du lait toxique. Et un journaliste d’investigation a été censuré dès juillet sur ce sujet pour ne pas gêner la tenue des Jeux olympiques de Pékin.
"Alors que l’inquiétude grandit sur la crise bancaire internationale et le scandale du lait toxique, il est déplorable que des responsables locaux et nationaux tentent de censurer des médias qui ne font que remplir leur rôle d’information envers le public. Nous demandons la levée de l’interdiction temporaire du China Business Post et la fin de la censure sur le scandale du lait. Si de telles mesures ne sont pas prises, c’est la crédibilité des promesses gouvernementales de transparence qui sera de nouveau entachée", a affirmé l’organisation de défense de la liberté de la presse.
Le 8 septembre 2008, l’hebdomadaire économique China Business Post, diffusé à quatre cent mille exemplaires, a été suspendu pour une durée de trois mois, suite à une décision du Bureau de la presse et des publications de Mongolie intérieure (Nord) où est enregistrée sa licence. Suite à des négociations, le journal a pu publier son édition du 11 septembre, mais celle du 18 septembre a été interdite. Cette sanction fait suite à des plaintes de hauts responsables de la province du Hunan (Sud) et de la Banque agricole de Chine. Le journal avait mis en cause, en juillet, le bureau de Changde (province du Hunan) de cette banque publique pour sa mauvaise gestion d’actifs.
Selon les autorités, la rédaction, basée à Pékin, a violé une réglementation qui interdit à un média de publier une enquête sur un événement ayant eu lieu dans une province autre que celle où est enregistrée sa licence. Les autorités ont également estimé que le China Business Post aurait dû interroger la Banque agricole de Chine avant de publier l’article. Pour justifier sa décision, les responsables de Mongolie intérieure ont cité d’autres enquêtes du journal économique qui violeraient ces réglementations.
Dans une déclaration au Financial Times, le magnat de la presse Bruno Wu, propriétaire du China Business Post à travers le groupe Sun Media, a dénoncé un "abus du pouvoir administratif". Le 24 septembre, il a annoncé aux employés du journal qu’il avait décidé de suspendre indéfiniment la publication de l’hebdomadaire pour protester contre cette décision. Une source au sein du journal a affirmé à Reporters sans frontières qu’un recours avait été déposé auprès des autorités compétentes.
Au même moment, le Département de la propagande a renforcé son contrôle sur les informations disponibles dans les médias et sur Internet à propos du scandale du lait maternisé frelaté qui a provoqué l’intoxication de milliers d’enfants chinois.
Selon plusieurs journalistes chinois, il apparaît de plus en plus évident que les autorités ont empêché, en juillet, la publication d’une enquête sur ce lait toxique pour ne pas affecter l’image de la Chine avant les Jeux olympiques. Ainsi, He Feng, journaliste de l’hebdomadaire Nanfang Zhoumo, a été censuré en juillet alors qu’il avait recueilli des informations préoccupantes sur l’impact sanitaire du lait produit par l’entreprise Sanlu. De nouveau, le 13 septembre, un article de He Feng sur les responsabilités des entreprises laitières a été supprimé par la direction de l’hebdomadaire.
Le 12 septembre, une circulaire du Département de la propagande avertissait qu’il était dans l’intérêt des médias et des sites Internet de limiter la publication d’articles ou de commentaires sur le scandale des produits laitiers.
Enfin, l’organisation Chinese Human Rights Defenders a révélé que Qi Yanchen, économiste qui a déjà été emprisonné de 1999 à 2003, a été convoqué par la police après qu’il avait critiqué, sur les ondes de Radio Free Asia, la gestion de ce scandale par les autorités.
HONG KONG / PEKIN / LONDRES ... et ailleurs : CADBURY ... Les chocolateries sous contrôle!!
Lait frelaté: Cadbury rappelle des confiseries fabriquées en Chine
Elles sont les préférées - ou seules disponibles.... pour les touristes européens, en Inde au Népal et ailleurs ... Nous vous souhaitons toujours "Bon appétit"
Les confiseries chocolatées fabriquées en Chine du groupe britannique Cadbury ont été retirées des rayons à Hong Kong, Taïwan et en Australie après le scandale du lait chinois contaminé à la mélamine, a annoncé lundi le groupe.
Cadbury a précisé avoir pris cette décision à la lumière de tests réalisés dans son usine de Pékin. "(...) Nous avons reçu les résultats qui jettent le doute sur la non-altération d'un éventail de produits fabriqués en Chine", indique le communiqué de la branche Asie-Pacifique du groupe.
"Nous estimons donc qu'il est nécessaire de prendre des mesures préventives et de retirer du marché tous nos produits chocolatés fabriqués dans notre usine de Pékin...", poursuit le texte.
Au total, onze marques font l'objet d'un rappel parmi lesquelles les Cadbury Eclairs et les chocolats Dairy Milk, précise le communiqué.
Quelque 53.000 enfants ont dû être soignés en Chine après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.
La Chine se débat dans un scandale qui a touché de nombreux pays à travers le monde et qui a entraîné des interdictions ou des restrictions d'importation de produits laitiers chinois.
et aussi consultez ...
http://www.web-libre.org/breves/lait-frelate,2962.html
LAIT A LA MELAMINE : L'évolution de la situation depuis plusieurs mois, voire années...
" Il y a deux façons de régler un problème : la première est de chercher une solution à partir d’une analyse de la situation. C’est fastidieux et il y a toujours des gens haut placés mis en cause. La seconde est plus indolore : l’étouffer. Le Parti communiste chinois donne ces temps-ci un exemple de comment faire le ménage peut consister à soulever un coin du tapis pour pousser en dessous la poussière. La saleté est toujours dans la pièce, mais on la voit plus."
Pour mieux comprendre l'histoire de ce lait dangereux et d'autres produits" Made in China"
consultez le site:
http://bruno-birolli.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/24/biberons-mortel-ou-comment-etouffer-un-scandale.html
Et aussi ... L'IMPORTATION DES PRODUITS CHINOIS...
Alerte sur les produits alimentaires chinois
Charles Haquet et Géraldine Meignan - 30/08/2007 18:08:00 - L'Expansion.com
Viandes, poissons, légumes... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen. Et 2007 s'annonce pire. LExpansion.com publie en exclusivité la liste des problèmes recensés sur le Vieux continent.
En plus :
La liste des alertes sur les aliments chinois en Europe en 2007
Les pays de l'Est également dans le collimateur
Colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, moisissures cancérigènes sur des fruits secs, résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, traces de mercure sur des anguilles ou encore stocks de nouilles génétiquement modifiés... Les importations de produits alimentaires provenant de Chine ont fait l'objet, en 2006, d'un nombre record d'alertes sur le sol européen, comme le révèle l'enquête parue dans le numéro de septembre de l'Expansion. Soit au total 263 notifications concernant des produits retirés du marché ou des lots bloqués aux frontières. Et l'année 2007 s'annonce pire : 209 problèmes ont déjà été relevés dans les sept premiers mois de l'année par le réseau d'alerte rapide européen (Rasff). Une liste complète que LExpansion.com publie en exclusivité.
Les ustensiles de cuisine en provenance de Chine ont également donné lieu à de nombreux retraits : on a retrouvé sur certains articles (spatules, thermos, barbecues) des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments. Problème : ces métaux lourds s'accumulent dans l'organisme et ne s'éliminent pas.
Deux facteurs expliquent ces problèmes de qualité : la Chine, devenue au fil des années un des "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas. On relève aussi en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.
Autre sujet alarmant : la contrefaçon alimentaire. "Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20% venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman, de l'Organisation mondiale des douanes. C'est notamment le cas des boîtes de conserve, contenant des légumes impropres à la consommation, et vendues sous de grandes marques, que des réseaux chinois parviennent à importer en Europe par les pays de l'est, dont les frontières sont plus poreuses que les grands ports d'Europe de l'Ouest (Le Havre, Zeebrugge).
Les Chinois, qui opèrent souvent avec la complicité d'un importateur occidental, ne sont d'ailleurs pas les seuls. Certaines mafias d'Europe de l'Est (notamment en Ukraine) ont d'ailleurs monté de vraies filières d'importation frauduleuses.
mardi 14 octobre 2008
Le Tibetan Center for Human Rights and Democracy (Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie - TCHRD) a publié un communiqué de presse dans lequel il lance un appel au Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires de l’ONU (UNWGEID) pour qu’il intervienne au nom des Tibétains disparus depuis le début de la répression au Tibet en mars.
Le TCHRD est particulièrement préoccupé par le sort de l’ancien directeur (tib : chandzoe) du temple de Ramoche, [1] Sonam Rabgyal, 39 ans, natif du Comté de Markham [2], et de quatre autres moines, de ce temple.
Dans la nuit du 7 au 8 avril 2008, environ 70 moines du temple de Ramoche ont été arrêtés et détenus par les forces de police, puis interrogés pendant plusieurs jours. Alors que tous les autres moines ont été libérés, la famille et les amis des cinq moines disparus n’ont plus reçu aucune nouvelle d’eux. Durant ce raid, des objets de valeur, des décorations ou ornements de statues en or et en argent ont également disparu.
Le temple de Ramoche fut l’une des principales cibles des autorités, et des rapports commencent à sortir du Tibet faisant état de situations désespérées. L’un des moines, Tsangpa Thokmey, se serait suicidé le 22 mars 2008, et la situation de Ngawang Tenzin, blessé par balle à la main le 14 mars 2008, n’est pas confirmée mais il semblerait qu’il n’ait pu recevoir des soins adéquats. Le 14 mars, un rapport faisait état de deux morts dans ce temple.
Avant les manifestations de mars à Lhassa, Sonam Rabgyal, Damdul, Rabgyal et deux autres moines de Ramoche avaient déjà attiré l’attention des autorités chinoises pour leur participation à la célébration de prières de longue vie pour le Dalaï Lama lors du Festival de la Grande Prière (Mönlam Chenmo) qui s’est tenu le 14 février 2008.
Source : TCHRD, 29 septembre 2008
[1] Le temple de Ramoche, au nord de Lhassa, peut être localisé sur cette carte.
A Ramoche, 115 moines (le nombre maximum autorisé par les autorités) y étudiaient. Ce temple et le quartier adjacent avaient été au centre des émeutes de mars 2008.
[2] Localisé sur cette carte sous le nom de Markam. (Préfecture de Chamdo)
Chamdo est écrit Qamdo sur cette carte. Markham (Markam) est situé au sud-est, à environ 200 km de Chamdo.
Les deux villes peuvent également être localisées sur cette même carte Google Maps.
mardi 14 octobre 2008 par Monique Dorizon
La Chine aura à répondre aux questions au cours de deux auditions à Genève au début du mois de novembre. [1]
Le Comité des Nations Unies contre la torture condamne la Chine pour la "continuelle omniprésence" de la torture dans le "système judiciaire pénal".
Il a demandé une liste de toutes les personnes détenues en rapport avec les émeutes au Tibet, en mars, y compris leur localisation actuelle et leur condamnation. I
Il demande aussi une explication du refus fait aux détenus d’avoir accès à un médecin au cours de leur emprisonnement, à la fois avant et après le procès.
"Au moins trente personnes ont été déclarées coupables et condamnées moins de 6 semaines après les événements ; pouvez-vous clarifier sur quelles bases les peines ont été fondées ?" demande le Comité.
Il demande tous les détails sur le nombre de personnes tuées durant les émeutes, qui se sont répandues du Tibet vers les régions voisines de Gansu, Sichuan et Qinghai. Des témoignages de cette période disent que plus de 100 personnes sont mortes lors d’affrontements avec les forces de sécurité.
La liste des questions, qui date d’août 2008, est sortie juste après que Wen Jiabao, Premier Ministre, ait fait la première allocution de la Chine à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. [2]
Elle coïncide aussi avec un "Livre blanc" chinois sur la "protection et le développement de la culture tibétaine".
Selon l’Agence de presse officielle Xinhua, le livre blanc a été conçu pour "donner à la communauté internationale une meilleure compréhension de la réalité de la protection et du développement de la culture tibétaine" et pour réfuter les accusations de "prétendu génocide culturel" dans la région.
Le papier attaque le Dalaï Lama et ses "cohortes" à l’Ouest pour avoir conspiré à "forcer le groupe ethnique tibétain et sa culture à stagner et demeurer dans un état similaire à celui du Moyen Age".
La Chine a établi cinq rapports pour le Comité des Nations Unies contre la torture. Dans le dernier rapport, daté de juin 2007, il est dit que "l’interdiction de la torture a été une position constante du gouvernement chinois" et sont listées des réglementations mises en place pour protéger les droits de l’homme.
Son rapport affirme que le nombre d’accusations portées pour utilisation de la torture afin d’extorquer des aveux était passé de 143 en 1999 à 53 en 2004. Cependant le rapport ne donne aucun détail sur les cas et ne commente pas certains incidents particuliers soulevés par les Nations Unies.
Dans son dernier questionnaire, le Comité a aussi demandé pourquoi la Chine a ignoré ses recommandations pour abolir le système de "rééducation par le travail" qui voit des dissidents condamnés au travail forcé. "Le système [...] vise à modifier la personnalité du détenu (et) d’après certaines informations cause de fortes souffrances physiques et mentales et douleurs" dit-il.
Il attaque aussi l’utilisation des "chiens d’arrêt" (jefang renyuan) un grand nombre de voyous officieux qui regroupent les dissidents et les amènent aux autorités.
L’ONU a également indiqué qu’elle avait entendu que le "Parti d’Etat avait réalisé des installations de détention spécialement pour emprisonner les pétitionnaires venant à Pékin" et demande un total éclaircissement, ainsi que la situation d’un nombre de dissidents connus et de leurs représentants juridiques. Il a allégué que de nombreux dissidents avaient "disparu manu militari".
Source : Telegraph.co.uk 25 septembre 2008
NdR Cette session des Nations Unies coïncide avec l’appel aux Nations Unies en faveur de Tibétains disparus lancé le 29 septembre 2008 par le TCHRD (Centre Tibétain pour les Droits de l’Homme et la Démocratie)
[1] La Quarante-et-unième session du Comité contre la torture des Nations Unies se tiendra du 3 au 21 novembre à Genève (Page 24 de ce document), le sous-Comité pour la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants tiendra sa 6ème session du 17 au 21 novembre 2008.
[2] Allocution du 24 septembre 2008 : "La Chine promet de poursuivre sa politique de réforme et d’ouverture".
Snickers
Comme la Chine, Hong Kong a aussi été victime du lait frelaté. C'est pour cette raison qu'on ne trouve plus la marque du chocolat 'snickers' dans les rayons des supermarchés. Une étude américaine avait révélé des traces de mélamine dans les marques Oreo wafers, M&Ms et snickers importés tout droit de Chine. L'agence de pharmacovigilance indonésienne avait elle aussi indiqué qu'une douzaine de produits alimentaires dont des grandes marques connues, avaient eux aussi été contrôlés positifs à la mélamine.
afp
dimanche 7 septembre 2008
Les autorités de la "Région Autonome du Tibet" projettent d’investir quelque 3 milliards de dollars (plus de 2 milliards d’euros) dans 22 projets industriels, a affirmé Chine Nouvelle le 5 septembre 2008.
Ce plan inclut dix projets miniers, ainsi que d’autres dans les secteurs des matériaux de construction, de la médecine et l’alimentation, et de l’établissement de cinq zones de développement industriel dans les cinq ans, a ajouté l’agence officielle, citant un responsable de la commission locale du développement économique.
Les autorités entendent ainsi accélérer le développement industriel et la croissance du Tibet où le secteur industriel ne compte que pour 7,5% du produit intérieur brut, selon les statistiques 2007 citées par Chine Nouvelle.
L’agence avait un peu plus tôt annoncé que le géant chinois de l’aluminium, Chinalco, avait établi le 3 septembre 2008 au Tibet une filiale dotée d’un capital de 36,5 millions de dollars pour explorer et exploiter les ressources minérales du Toit du monde.
Cette région passe pour être très riche en ressources minières, avec plus de 100 minerais différents identifiés selon des rapports de médias chinois, dont les plus grandes réserves de cuivre et de chrome de Chine. Ces ressources sont toutefois difficilement exploitables en raison des conditions géographiques notamment, mais depuis la mise en service en juillet 2006 du train reliant Pékin au Tibet, dénoncé par les Tibétains en exil comme un outil de colonisation chinoise, les projets et échanges semblent s’accélérer, mettant en danger l’éco-système tibétain, selon les dires mêmes d’experts chinois.
Source AFP 5 sept. 2008